Introduction
Dans l’article précédent, j’ai réalisé une chirurgie virtuelle en ajoutant des implants. J’ai refait une chirurgie virtuelle en conservant les implants précédents et en en ajoutant un du côté gauche. C’est le côté où le flux d’air est le moins bien réparti entre le méat moyen et le méat inférieur. Je souhaite donc améliorer cela avec ce nouvel implant.
Positionnement de l’implant virtuel

Cette coupe est réalisée un peu après la partie antérieure ; l’implant précédent est représenté en bleu et celui que je viens d’ajouter en rouge. J’ai conçu cet implant pour essayer de mieux respecter la règle que j’avais énoncée dans l’article précédent : avoir partout entre 1,5 et 3 mm entre les parois dans la fosse nasale. Et l’on voit clairement que ce n’était pas le cas ici.
Résultats
Lignes de courant
Avant

Après

Dans la zone entourée en rouge, on observe une augmentation du flux d’air (davantage de lignes de courant). Ce n’est pas énorme, mais c’est significatif.
Vitesse
Avant
Après
Sur l’illustration centrale, on voit qu’après l’implant virtuel, au niveau du méat inférieur, une zone passe du bleu clair au vert, mais cela reste assez subtil. Il s’agit d’une modification très minime.
Contrainte de cisaillement pariétale
Avant
Après
On voit que sur la première vue, à l’endroit où l’implant virtuel est placé, il y a une augmentation de la WSS (flèches rouges). Ce n’est pas surprenant, car l’implant a rapproché la paroi du flux d’air. En revanche, il est assez décevant de ne constater aucun changement dans le méat inférieur : l’augmentation du flux d’air ne s’est pas traduite par une augmentation de la WSS. Je pense que l’augmentation du flux d’air n’est pas suffisamment importante pour observer un changement significatif de la WSS.
Résistance nasale et symétrie du flux d’air
Discussion
J’en ai déjà parlé dans l’article précédent : je pense qu’il est très important de rétablir la distance « idéale » (de 1,5 à 4 mm) entre les parois. Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec ce nouvel implant virtuel. De mon point de vue, cette distance idéale doit être rétablie partout dans la fosse nasale. Je pense que c’est l’une des meilleures stratégies pour améliorer plusieurs points essentiels :
- La répartition du flux d’air et de la WSS entre le méat moyen et le méat inférieur.
- L’augmentation de la WSS moyenne.
- La stabilité de la surface de section transversale.
- La résistance nasale.
C’est exactement ce que fait le corps après une modification rapide de l’anatomie de la fosse nasale, par exemple après une déviation de la cloison. En effet, il existe une corrélation entre la déviation de la cloison et la formation d’une concha bullosa [1]. Dans cette étude, les auteurs indiquent :
"Nous avons également constaté une forte relation entre la présence d’un cornet (unilatéral ou dominant) et la déviation de la convexité de la cloison nasale du côté opposé au cornet (P < .0001). Nous avons toutefois également constaté que le canal aérien nasal était toujours préservé entre la face médiale du cornet (unilatéral ou dominant) et la surface adjacente de la cloison nasale."
Exemples de concha bullosa
On peut interpréter cela ainsi : le « corps » fait cela afin de rétablir la distance idéale entre les parois. Et s’il fait cela, c’est certainement que cela présente une certaine utilité.
Conclusion
L’ajout de cet implant virtuel n’a pas radicalement modifié le flux d’air, mais je pense que cette optimisation est utile. Notez que je n’ai pas parlé de la résistance nasale ni de la symétrie du flux d’air dans l’article, car le changement est minime après cet implant virtuel.
Références
- L’incidence de la concha bullosa et sa relation avec la déviation de la cloison nasale et les maladies des sinus paranasaux, Jamie S. Stallman, Joao N. Lobo et Peter M. Som














